La mise en œuvre du BIM dans l’industrie du bâtiment s’est considérablement accélérée ces dernières années et les acteurs du secteur public comme du secteur privé sont de plus en plus nombreux à reconnaître les avantages apportés par le passage aux technologies numériques. Dans ce livre blanc, nous étudierons la situation actuelle et l’évolution récente concernant l’adoption du BIM en Europe, nous examinerons l’approche adoptée dans ce domaine par un certain nombre de pays clés et nous nous pencherons sur certains des défis actuels susceptibles de constituer un frein à l’adoption du BIM dans des secteurs spécifiques. Nous discutons ensuite des développements futurs de l’adoption BIM et de la technologie, ainsi que le rôle de la numérisation à la création d’un avenir plus durable.

Télécharger le livre blanc pour en savoir plus sur les sujets suivants

https://www.magicad.com/fr/adoption-du-bim-en-europe/

  • Situation actuelle de l’adoption du BIM en Europe
  • Études de cas de pays concernant l’adoption du BIM: Finlande, Royaume-Uni et Allemagne
  • Les défis – Une interview de Pauli Keinonen, Directeur des technologies
  • La situation à venir – Une interview de Dr Arto Kiviniemi

Découvrez ce que les experts ont à dire

Les prochaines étapes dans l’adoption du BIM – entretien avec l’expert finlandais, le Docteur Arto KIVINIEMI 

Recemment nous avons eu l’honneur d’échanger au sujet de l’adoption du BIM avec le Docteur Arto KIVINIEMI, Honorary Research Fellow supérieur à l’Université de Liverpool en Angleterre.

Nos échanges seront publiés dans un livre blanc : Adoption du BIM en Europe : situation actuelle, défis et situation à venir, dont voici un extrait

Q : En matière d’adoption du BIM, les pays en sont actuellement à des stades très divers. Quel est selon vous la prochaine étape du développement du BIM ?

Je vois trois niveaux de développement du BIM dans un avenir proche.

  1. Il y a tout d’abord le développement géographique, principalement encouragé par les mandats gouvernementaux et les autres mandats officiels. Il s’agit souvent de la première étape du développement et celle-ci est actuellement en cours dans toutes les régions du monde. Le mandat BIM du Royaume-Uni a été à cet égard le principal déclencheur. Il a par exemple abouti à la création du groupe de travail sur le BIM de l’UE et, ce faisant, au renforcement du développement d’exigences BIM en Europe. Mais ce phénomène touche le monde entier.
  2. Il y a aussi le développement encouragé par les entreprises, en particulier les grosses entreprises internationales de construction qui ont compris les avantages qu’il y avait à intégrer le BIM dans leurs projets et qui incitent leurs fournisseurs à l’adopter à leur tour. Le BIM est déjà une réalité dans de nombreuses entreprises et se développe désormais dans les entreprises de taille plus modeste et à l’assise plus locale. À mon avis, ce facteur va devenir le principal facteur de développement, les avantages en termes d’activité constituant à long terme un moteur plus réalisable que les mandats publics.
  3. L’amélioration de l’interopérabilité est également un important facteur de renforcement de l’adoption du BIM. La demande des entreprises partageant les données BIM en est le principal vecteur, la mise en œuvre dépendant naturellement des fournisseurs de logiciels.

Q : Comment envisagez-vous la normalisation du BIM ? Va-t-elle continuer à être pilotée par les programmes nationaux ou envisagez-vous l’émergence d’un organisme coopératif international ? 

La normalisation est un aspect absolument crucial de l’intégration du BIM et du partage des données, mais il existe deux principales couches de normalisation. Les systèmes de classification sont locaux et si profondément ancrés dans le secteur AEC (architecture, ingénierie et construction) que je ne pense pas qu’une normalisation à l’échelle mondiale soit possible. En revanche, cela n’est pas en contradiction avec la nécessité d’un développement mondial de l’interopérabilité des données car les structures de données peuvent intégrer un espace réservé pour les systèmes de classification locaux, comme cela est déjà le cas avec les normes IFC.

L’interopérabilité des données doit faire l’objet d’un effort à l’échelle internationale du fait de la nature même de l’industrie du logiciel. La plupart des fournisseurs de logiciels se sont engagés à adopter des normes BIM ouvertes car cela est dans leur intérêt et que leurs clients exigent de telles normes.  Je ne vois aucune raison de penser que buildingSMART International (bSI) ne pourrait pas se charger du développement de l’interopérabilité des données, y compris à l’avenir. Cette organisation fait actuellement l’objet de profondes transformations qui, à mon avis, vont encore renforcer son rôle et sa contribution. La principale raison en est l’augmentation des ressources qui, selon moi, constitue actuellement la seconde plus importante évolution dans ce domaine après les mandats BIM internationaux.

Docteur Arto KIVINIEMI, Honorary Research Fellow supérieur à l’Université de Liverpool en Angleterre est l’un des experts internationaux concernant le BIM intégré.  De 1997 à 2002 Docteur KIVINIEMI dirigeait le programme des recherches et développement national finlandais, ce qui a permis à la Finlande de devenir un des leaders en adoption BIM.  Puis il a initié la première Masters BIM en Grand Bretagne à l’Université de Salford avant de continuer son travail à l’Université de Liverpool. 

https://www.youtube.com/watch?v=xYGBgOffrzQ