Cet article tiré du site de la commission européenne récapitule les grandes étapes de la mise en oeuvre du « Green Deal Européen« , priorité stratégique qui a été définie pour la première fois dans les orientations politiques de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen fin 2019.

Il se conclut par le rappel de la résolution du Parlement européen du 17 avril 2020 sur l’action coordonnée de l’UE pour lutter contre la pandémie COVID-19 et ses conséquences. Cette résolution appelle à un plan massif de relance et de reconstruction post-crise centré sur le pacte vert européen et la transformation numérique afin de relancer l’économie, d’améliorer sa résilience et de créer des emplois tout en soutenant la transition écologique et l’objectif de neutralité climatique de l’UE.

Cette feuille de route est à mettre en parallèle avec la nouvelle stratégie nationale Bas Carbone pour la France adopté par le décret publié le 21 avril 2020.

Les transitions numérique et environnementale apparaissent plus que jamais les clés des nouveaux marchés de la construction, de l’habitat et de l’aménagement urbain.

Fin 2019, la Commission européenne a présenté une communication sur le pacte vert européen qui expose une vision détaillée pour faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici 2050, sauvegarder la biodiversité, établir une économie circulaire et éliminer la pollution, tout en stimulant la compétitivité de l’industrie européenne et en assurant une transition juste pour les régions et les travailleurs concernés.

Un nouveau pacte climatique européen devrait réunir les autorités régionales et locales, la société civile, l’industrie et les écoles pour convenir d’engagements visant à modifier les comportements. Les politiques fiscales devraient être réformées en fonction des ambitions climatiques, ce qui inclut des travaux sur une taxe à la frontière du carbone et une révision de la directive sur la taxation de l’énergie.

Le « Green Deal » européen serait aligné sur une nouvelle stratégie visant à faire de l’UE un leader mondial de l’économie circulaire et des technologies propres, et à décarboniser les industries à forte intensité énergétique.

La Commission von der Leyen vise également des objectifs de réduction des émissions plus ambitieux pour 2030, tant dans l’UE qu’au niveau international. Le président de la Commission souhaite que l’UE prenne la tête des négociations internationales afin d’accroître l’ambition des autres grands émetteurs d’ici 2021, et s’est engagé à présenter un plan global et responsable pour faire passer l’objectif de réduction des émissions de l’Union européenne pour 2030 de 40 % à 55 %. Ce plan devrait garantir des conditions de concurrence équitables et stimuler l’innovation, la compétitivité et l’emploi, sur la base d’évaluations des incidences sociales, économiques et environnementales.

Un nouveau plan d’action pour l’économie circulaire  encouragerait l’utilisation durable des ressources, en particulier dans les secteurs à forte intensité de ressources et à fort impact environnemental, tels que le textile et la construction. L’Europe devrait prendre l’initiative sur la question des plastiques à usage unique, et étendre la lutte contre les déchets plastiques aux microplastiques.

Un autre objectif clé est l’intégration de la biodiversité dans tous les domaines politiques et une stratégie de la biodiversité pour 2030 . L’Europe devrait être le chef de file mondial lors de la conférence des parties à la convention sur la diversité biologique en 2020. Parmi les autres éléments du « Green Deal » européen figurent l’ambition de l’UE de ne pas polluer et de préserver la santé des citoyens, une « vague de rénovation » dans le secteur du bâtiment et une nouvelle stratégie « de la ferme à la table » pour une alimentation durable.

Selon les lignes directrices, des montants records de fonds publics devraient être investis dans la recherche avancée et l’innovation, complétés par une stratégie de financement vert. Certaines parties de la Banque européenne d’investissement devraient devenir la banque du climat de l’Europe.

Le 14 janvier 2020, la Commission a présenté une communication sur le plan d’investissement pour une Europe durable (également connu sous le nom de plan d’investissement « European Green Deal ») qui vise à accroître le financement de la transition en mobilisant 1 000 milliards d’euros pour l’investissement durable au cours de la prochaine décennie par le biais du budget de l’UE et d’instruments associés comme InvestEU ; à créer un cadre favorable à l’investissement durable ; et à soutenir l’identification, la structuration et l’exécution de projets durables.

La résolution du Parlement européen du 15 janvier 2020 sur le « Green Deal » européen défend un droit fondamental à un environnement sûr, propre, sain et durable et à un climat stable pour toutes les personnes vivant en Europe. Elle fait des propositions de révision de la législation européenne existante et suggère de nouvelles initiatives, telles qu’un marché unique européen vert pour stimuler la demande de produits durables, avec des informations et un étiquetage transparents et harmonisés sur les produits pour aider les consommateurs à faire des choix sains et durables.